Les MICI sont les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin. Elles regroupent deux maladies : la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique qui touchent 200 000 personnes en France dont 15% sont des enfants.
Les MICI, ça ronge l'intestin
MICI,Maladie Inflammatoire Chronique de l'Intestin, quatre lettres qui désignent deux maladies : la maladiede Crohn et la rectocolite hémorragique
Elles provoquent des lésions sur le tube digestif, d'une sévérité variable, pouvant aller jusqu'à l'occlusion intestinale. Ces maladies apparaissent généralement entre 15 et 30 ans, 15 % apparaissent dès l'enfance.
- La maladie de Crohn : 120 000 personnes sont touchées en France.
Cette inflammation touche plus particulièrement la partie terminale de l'intestin grêle, le gros intestin et l'anus, mais possiblement l'ensemble du tube digestif (y compris la bouche)
- La recto-colite hémorragique : 80 000 personnes sont touchées en France.
Cette inflammation touche spécifiquement le gros intestin et le rectum.
Des symptômes invalidants
Des crises imprévisibles appelées " poussées " provoquent des douleurs abdominales, une grande fatigue et des diarrhées fréquentes (avec des saignements importants dans le cas de la recto-colite hémorragique), en alternance avec des périodes de rémission plus ou moins longues. Ces symptômes sont extrêmement gênants car ils peuvent aller : jusqu'à l'impossibilité de se retenir. Le handicap est réel, bien qu'invisible. Dans certains cas, des douleurs articulaires,des problèmes cutanés ou oculaires, peuvent s'ajouter aux symptômes digestifs.
La perte d'appétit et l'amaigrissement sont très aigus dans la phase active de la maladie.
Un diagnostic trop tardif
C'est la répétition et l'intensité des symptômes, qui permet d'évoquer une MICI, mais seuls une coloscopie et/ou des examens radiologiquesétablissent un diagnostic fiable. De nombreux malades regrettent les longs mois voire les années passées sans pouvoir poser un nom sur leur maladie.
Aujourd'hui, les médecins généralistes sont davantage sensibilisés, mais il ne faut pas hésiterà consulter un gastro-entérologue à la moindre récurrence des symptômes...
Des maladies sous silence.
Les symptômes des MICI touchant à l'intimité de la personne enferment souvent les malades dans le cercle vicieux du silence, mêlant honte, isolement et peur du regard des autres.
C'est pour changer ce regard que l'Association François Aupetit (afa) a décidé de briser le silence sur les MICI, parce qu'en parler, c'est déjà les combattre. Aujourd'hui, il est essentiel de soutenir les actions de l'afa pour lever le voile sur ces maladies encore méconnues et taboues.
Des causes à trouver
Les MICI sont de cause inconnue.
On évoque l'association de facteurs génétiques et environnementaux à une réponse anormale du système immunitaire.
On sait aussi que le nombre de cas a fortement progressé au cours de la deuxième partie du XXe siècle dans les pays développés.
Aujourd'hui, les pays qui connaissent la plus forte progression de la maladie sont les pays émergents. Notre mode de vie serait donc peut-être aussi en cause. Autre hypothèse, trop d'hygiène pendant l'enfance empêcherait le tube digestif de s'adapter à diverses bactéries et provoquerait à l'âge adulte une réaction excessive.
Des maladies dont on ne guérit pas
Actuellement, on ne guérit pas de cesmaladies, mais on peut les stabiliser.
La plupart des traitements, dérivés de salicylés, corticoides, immunosuppresseurs, anti-TNF (issus de la thérapie cellulaire), ne sont pas dénués d'effets secondaires.
Même si ces traitements ont contribué à améliorer la vie des malades ces dix dernières années, la maladie est toujours là, comme une épée de Damoclès.
Malgré le traitement, une nouvelle poussée de la maladie peut survenir à tout instant.
Parfois la chirurgie est envisagée, mais là encore ne guérit pas de façon définitive la maladie.
L'espoir de la recherche
S'il n'existe pour l'instant aucun traitement véritablement curatif, les pistes sont nombreuses.
Des chercheurs de l'Institut National de Recherche Agronomique (Inra) et de l'Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (Inserm) ont étudié les bactéries vivant dans l'intestin humain.
D'après leurs conclusions, ce serait peut-être l'absence de l'une d'elles qui expliquerait le dérèglement du système de défense intestinal des malades de MICI. Et ce n'est pas la seule découverte prometteuse ! C'est pourquoi il est urgent pour les malades et leurs proches de soutenir l'effort de la Recherche que l'association François Aupetit (afa) finance en grande partie. Devenir donateur de l'afa, c'est soutenir la cause des malades et la recherche sur les MICI.
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