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Vigilance
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Il est toujours important de rester vigilant quand on suit un traitement
médical, mais ça l'est d'autant plus dans le cas des maladies
chroniques que les traitements y sont souvent de longue durée ou
répétitifs, et que l'on finit toujours un peu par baisser sa
garde : arrêter / reprendre le traitement au gré des
événements, mais aussi tendance à reculer les
contrôles, les analyses, enfin tout ce que l'on appelle le suivi
médical. Dans certain cas, cela peut faire courir des risques, presque
toujours rares, mais qui peuvent aussi être très graves, alors
que le suivi médical permet pour ainsi dire toujours de les
prévenir.
Par ailleurs, il arrive qu'un médicament voit son autorisation de
mise sur le marché (AMM) sensiblement modifiée pour prendre
en compte l'apparition d'effets secondaires nouvellement avérés.
Il nous a paru utile de vous tenir au courant de mises en garde que vous
pourriez ignorer et qui pourraient vous concerner.
Cette rubrique naissante ne prétendra jamais à
l'exhaustivité, ce n'est ni dans nos moyens ni dans nos
compétences.
Elle s'attachera plutôt à mentionner ce qui est nouveau ou qui
peut être mal connu. |
C'est bien entendu auprès de votre médecin que
vous trouverez les informations concernant spécifiquement votre
traitement, les précautions à prendre et les analyses à
faire régulièrement ou non.
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Rappels de quelques précautions indispensables
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Corticoïdes :
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ne jamais interrompre brutalement un traitement. Ce serait
dangereux (baisse de la tension artérielle, déshydratation,
fatigue généralisée). Cela doit permettre aux glandes
surrénales de reprendre la production de cortisone naturelle :
"En pratique, les précautions à prendre pour éviter
d'être en situation d'arrêt brutal du traitement concernent surtout
2 circonstances particulières : le déplacement et les
vomissements. En cas de séjour prolongé loin de son domicile,
il faut prévoir des réserves suffisantes en médicaments,
surtout si le lieu de séjour n'est pas à l'avant-garde de
l'infrastructure sanitaire... Une situation plus rare mais qui pourrait
être grave est l'impossibilité de prendre des comprimés
du fait de nausées importantes avec vomissements, quelle qu'en soit
la cause intercurrente (infection virale par exemple). Si l'ingestion de
comprimés effervescents (Solupred®) s'avère impossible,
il ne faut pas attendre la guérison de l'affection mais consulter
immédiatement un médecin, pour prendre le relais par un
corticoïdes injectable."
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au long cours : danger (en cours)
Lire aussi :
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5-ASA (Pentasa®,
Rowasa®, Fivasa®, etc.) : ces médicaments
induisent assez peu d'effets indésirables. Des réactions
d'hypersensibilité peuvent se produire mais elles sont
généralement bénignes et passagères.
Cependant, des néphropathies (néphrites
tubulo-interstitielles ou syndromes néphrotiques) ont été
rapportées. Leur réversibilité apparaît dépendre
de la durée du traitement. Un calcul de la clairance de la
créatininémie et une recherche de la protéinurie doivent
être réalisées 2 fois par an. Il s'agit là
typiquement d'un risque statistiquement très faible, mais dont les
conséquences sur les reins peuvent être très graves :
parlez-en avec votre médecin s'il ne vous prescrivait pas cet examen
deux fois par an, ce qui réduit presque totalement le risque
d'irréversibilité.
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Azathioprine
(Imurel®) : pendant toute la durée du traitement,
on peut observer des effets secondaires hématologiques
(leucopénie et / ou
thrombocytopénie) dans
5 à 10 % des cas, ce qui impose une surveillance bimestrielle
ou trimestrielle de l'hémogramme (NFS).
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Immunosuppresseurs (en
général) : on peut observer des effets secondaires
hépatiques (rares) tardifs, ce qui impose une surveillance bimestrielle
ou trimestrielle des enzymes hépatiques.
Lire aussi :
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Prévention du cancer
colo-rectal : surtout lorsque la maladie est étendue sur
le côlon, et même sans aucun symptômes cliniques, on estime
qu'il est nécessaire de refaire régulièrement une coloscopie
à partir de la 10e année après le diagnostic
avec des biopsies systématiques à la recherche de lésions
dysplasiques (potentiellement
précancéreuses) de la muqueuse. C'est bien établi dans
en cas de RCH. On estime qu'il en est de même en cas de MC, mais cela
reste controversé.
"Côlon sauvé, côlon surveillé
Du fait des progrès du traitement médical, de plus en plus
de côlons seront sauvés temporairement ou définitivement.
Il est du devoir des gastro-entérologues d'informer les patients,
notamment lorsqu'il s'agit de poussées inaugurales, du risque accru
de cancer colo-rectal après 7 à 10 ans d'évolution,
sauf en cas d'atteinte qui sera constamment confinée au
rectum.", in FMC-HGE
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Régime sans résidu au long cours :
danger (en cours).
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A l'attention des médecins :
MICI : un diagnostic
à ne pas manquer !
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Tout le monde ne le sait pas...
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Le Questran® est utilisé dans le cadre de la maladie de
Crohn dans une intention et des conditions très différentes
de ce pourquoi ce médicament a été mis sur le marché.
Il en découle que la posologie et le moment de le prendre diffèrent
des indications officielles (AMM), ce que tout le monde ne sait pas :
Le Questran® n'est pas un traitement de la maladie de Crohn :
dans la maladie de Crohn, il est prescrit, chez les patients qui ont subi
une résection iléale, pour
capter dans le côlon les sels biliaires qui, n'étant plus
réabsorbés par la portion d'iléon enlevé, sont
cause de diarrhée. Dans ce cadre très particulier,
il faut prescrire le Questran® chez ces malades 20 à 30
minutes avant le petit déjeuner pour laisser au Questran®
le temps de se mettre en place dans le côlon.
En
savoir plus
Note : "il n'y a donc aucune indication
théorique à utiliser le Questran® après
anastomose iléo-rectale et à
plus forte raison iléo-anale puisqu'il n'y a plus de muqueuse colique
"irritée" par les acides biliaires. Il y aurait, en revanche, des
risques de diminuer le taux de cholestérol surtout si le
Questran® est pris au cours du repas et non 20 à 30 minutes
avant.. Seul le mélange Biafine®-Questran® en utilisation
locale est "raisonnable" pour atténuer action parfois irritante des
acides biliaires au niveau de l'anus".
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Veille
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Pharmacovigilance
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Tout médecin, chirurgien-dentiste ou sage-femme
ayant constaté un effet indésirable grave ou inattendu susceptible
d'être dû à un médicament ou produit mentionné
à l'article R.5144-1, qu'il l'ait ou non prescrit, doit en faire la
déclaration immédiate au centre régional de
pharmacovigilance
(Article R.5144.19 du Code de la Santé publique).
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