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Vigilance autour des MICI...
Les traitements, les précautions !

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Vigilance

Il est toujours important de rester vigilant quand on suit un traitement médical, mais ça l'est d'autant plus dans le cas des maladies chroniques que les traitements y sont souvent de longue durée ou répétitifs, et que l'on finit toujours un peu par baisser sa garde : arrêter / reprendre le traitement au gré des événements, mais aussi tendance à reculer les contrôles, les analyses, enfin tout ce que l'on appelle le suivi médical. Dans certain cas, cela peut faire courir des risques, presque toujours rares, mais qui peuvent aussi être très graves, alors que le suivi médical permet pour ainsi dire toujours de les prévenir.

Par ailleurs, il arrive qu'un médicament voit son autorisation de mise sur le marché (AMM) sensiblement modifiée pour prendre en compte l'apparition d'effets secondaires nouvellement avérés. Il nous a paru utile de vous tenir au courant de mises en garde que vous pourriez ignorer et qui pourraient vous concerner.
 

Cette rubrique naissante ne prétendra jamais à l'exhaustivité, ce n'est ni dans nos moyens ni dans nos compétences.
Elle s'attachera plutôt à mentionner ce qui est nouveau ou qui peut être mal connu.

C'est bien entendu auprès de votre médecin que vous trouverez les informations concernant spécifiquement votre traitement, les précautions à prendre et les analyses à faire régulièrement ou non.
 

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Rappels de quelques précautions indispensables

  1. Corticoïdes :
    • ne jamais interrompre brutalement un traitement. Ce serait dangereux (baisse de la tension artérielle, déshydratation, fatigue généralisée). Cela doit permettre aux glandes surrénales de reprendre la production de cortisone naturelle :
      "En pratique, les précautions à prendre pour éviter d'être en situation d'arrêt brutal du traitement concernent surtout 2 circonstances particulières : le déplacement et les vomissements. En cas de séjour prolongé loin de son domicile, il faut prévoir des réserves suffisantes en médicaments, surtout si le lieu de séjour n'est pas à l'avant-garde de l'infrastructure sanitaire... Une situation plus rare mais qui pourrait être grave est l'impossibilité de prendre des comprimés du fait de nausées importantes avec vomissements, quelle qu'en soit la cause intercurrente (infection virale par exemple). Si l'ingestion de comprimés effervescents (Solupred®) s'avère impossible, il ne faut pas attendre la guérison de l'affection mais consulter immédiatement un médecin, pour prendre le relais par un corticoïdes injectable."
       
    • au long cours : danger (en cours)

    => Lire aussi :


  2. 5-ASA (Pentasa®, Rowasa®, Fivasa®, etc.) : ces médicaments induisent assez peu d'effets indésirables. Des réactions d'hypersensibilité peuvent se produire mais elles sont généralement bénignes et passagères.
    Cependant, des néphropathies (néphrites tubulo-interstitielles ou syndromes néphrotiques) ont été rapportées. Leur réversibilité apparaît dépendre de la durée du traitement. Un calcul de la clairance de la créatininémie et une recherche de la protéinurie doivent être réalisées 2 fois par an. Il s'agit là typiquement d'un risque statistiquement très faible, mais dont les conséquences sur les reins peuvent être très graves : parlez-en avec votre médecin s'il ne vous prescrivait pas cet examen deux fois par an, ce qui réduit presque totalement le risque d'irréversibilité.
     
  3. Azathioprine (Imurel®) : pendant toute la durée du traitement, on peut observer des effets secondaires hématologiques (leucopénie et / ou thrombocytopénie) dans 5 à 10 % des cas, ce qui impose une surveillance bimestrielle ou trimestrielle de l'hémogramme (NFS).
     
  4. Immunosuppresseurs (en général) : on peut observer des effets secondaires hépatiques (rares) tardifs, ce qui impose une surveillance bimestrielle ou trimestrielle des enzymes hépatiques.

    => Lire aussi :


  5. Prévention du cancer colo-rectal : surtout lorsque la maladie est étendue sur le côlon, et même sans aucun symptômes cliniques, on estime qu'il est nécessaire de refaire régulièrement une coloscopie à partir de la 10e année après le diagnostic avec des biopsies systématiques à la recherche de lésions dysplasiques (potentiellement précancéreuses) de la muqueuse. C'est bien établi dans en cas de RCH. On estime qu'il en est de même en cas de MC, mais cela reste controversé.

    "Côlon sauvé, côlon surveillé
    Du fait des progrès du traitement médical, de plus en plus de côlons seront sauvés temporairement ou définitivement. Il est du devoir des gastro-entérologues d'informer les patients, notamment lorsqu'il s'agit de poussées inaugurales, du risque accru de cancer colo-rectal après 7 à 10 ans d'évolution, sauf en cas d'atteinte qui sera constamment confinée au rectum.", in FMC-HGE
     

  6. Régime sans résidu au long cours : danger (en cours).
  7. A l'attention des médecins :
    => MICI : un diagnostic à ne pas manquer !
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Tout le monde ne le sait pas...

Le Questran® est utilisé dans le cadre de la maladie de Crohn dans une intention et des conditions très différentes de ce pourquoi ce médicament a été mis sur le marché. Il en découle que la posologie et le moment de le prendre diffèrent des indications officielles (AMM), ce que tout le monde ne sait pas :

Le Questran® n'est pas un traitement de la maladie de Crohn : dans la maladie de Crohn, il est prescrit, chez les patients qui ont subi une résection iléale, pour capter dans le côlon les sels biliaires qui, n'étant plus réabsorbés par la portion d'iléon enlevé, sont cause de diarrhée. Dans ce cadre très particulier, il faut prescrire le Questran® chez ces malades 20 à 30 minutes avant le petit déjeuner pour laisser au Questran® le temps de se mettre en place dans le côlon.
=> En savoir plus

Note : "il n'y a donc aucune indication théorique à utiliser le Questran® après anastomose iléo-rectale et à plus forte raison iléo-anale puisqu'il n'y a plus de muqueuse colique "irritée" par les acides biliaires. Il y aurait, en revanche, des risques de diminuer le taux de cholestérol surtout si le Questran® est pris au cours du repas et non 20 à 30 minutes avant.. Seul le mélange Biafine®-Questran® en utilisation locale est "raisonnable" pour atténuer action parfois irritante des acides biliaires au niveau de l'anus".
 

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Veille

Informations récentes :
  1. Remicade® (infliximab) - Eviter l'association rifampicine-pyrazinamide sauf si contre-indication à l'isoniazide, 20/08/04 - AFSSAPS
  2. Remicade® (infliximab) - modification des indications et renforcement des contre-indications et mises en garde, 11/02/02 - AFSSAPS
  3. Remicade® (infliximab) - Insuffisance cardiaque congestive, 24/10/01 - AFSSAPS
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Pharmacovigilance

Tout médecin, chirurgien-dentiste ou sage-femme ayant constaté un effet indésirable grave ou inattendu susceptible d'être dû à un médicament ou produit mentionné à l'article R.5144-1, qu'il l'ait ou non prescrit, doit en faire la déclaration immédiate au centre régional de pharmacovigilance
(Article R.5144.19 du Code de la Santé publique).

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Dernière mise à jour : 28/08/2004

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