Bonjour,
Ce message s'adresse à toutes les compagnes et compagnons de malades atteint de MICI, mais aussi aux malades eux-mêmes.
Certes être malade ne facilite pas notre vie sociale, et notre vie sentimentale en est grêvée également. Mais dîtes vous bien ceci, les malades ont plus conscience que les autres des bons moments de la vie et savent mieux les apprécier. Ce sont des gens très sensibles, qui ne manqueront pas d'attentions pour l'être aimé. Ils auront des passages à vide lors d'état avancé, mais ont une capacité à passer bien souvent outre un état dans lequel beaucoup se renfermeraient sur eux-mêmes. Ils sont prêts à beaucoup pour garder ceux qu'ils aiment. Je dirais en définitive qu'il ne faut pas s'arrêter à la vitrine qu'offre la maladie, derrière ces ennuis et cette souffrance, vous trouverez des personnes qui en valent la peine.
Du côté des contacts physiques, ils sont identiques aux autres gens lorsqu'il y a une rémission, sinon, on apprend à se découvrir l'un l'autre sous un autre jour. Il faut avoir un peu d'imagination, et l'on passe de forts agréables moments malgré les contraintes occasionnées par la maladie.
Même si je vous concède que le fait de devoir faire une pause pour aller aux toilettes fait un peu retomber la sauce, la patience et la douceur savent raviver la flamme. A la limite ce ne sont pas les dames qui se plainderont d'ébats dont la durée est allongée

(nous connaissons tous le penchant des hommes à être parfois empressés (non messieurs je ne suis pas une femme, je suis bien un homme, hétérosexuel qui plus est pour ceux qui se demande

)). Et d'ailleurs cela apprend aux hommes à être plus attentifs et plus doux (malades ou non).
Alors amantes et amants de malades, ce n'est pas parce que votre amour ne vous solicite pas qu'il ne vous répondra pas favorablement si vous la/le solicitez. Le fait d'avoir moins de libido ne signifie pas que l'on ne puisse pas avoir de rapports.
En temps que malade je comprends la frustration et le désarroi de mon amie face à mon état, mais nous en avons parlé (ceci me semble absolument nécessaire dans un couple), et elle peut désormais agir en conséquence. Une grimace n'a jamais empêcher d'aimer les calins... Et au contraire ils font oublier la douleur qui a amené ce rictus.
Je voulais ici vous adresser à toutes et à tous un message d'espoir, de tolérance, et surtout que vous appreniez à vous parler, à exprimer les choses et non pas à taire ce qui vous oppresse. Bien des obstacles peuvent être franchis lorsque l'on comprend mieux l'autre, lorsque l'on sait ce qu'il pense. Ainsi nous pouvons l'un et l'autre dans un couple adapter notre comportement pour un avenir plus serein.