J'ai effectivement sans aucun doute eu des comportements pouvant paraitre étranges aux yeux de mes ami(e)s.
Que ce soit des spasmes en plein cours à la fac (je ne m'en souviens pas précisément) ou (ça par contre...) des passages rapides et fréquents au wc entre deux cours. C'était y'a quelques années maintenant.
Et également des envies de rester tranquille, sans rien faire.
Personnellement, ce serait presque l'inverse.
Je me suis toujours dit jusqu'à présent qu'ils pouvaient dire ce qu'ils voulaient à mon sujet, mon crohn devait rester personnel.
Je préférais qu'ils me voient comme quelqu'un de pas forcément très énergique ou que sais-je, mais qu'à partir du moment où je leur mentionnais mon crohn, ce serait terminé.
Le pire pour moi, serait la pitié... mais sans aller jusque là, même la simple compassion me serait assez difficile à supporter.
A leurs yeux, j'ai tout au plus un caractère casanier, réservé. Rien de méchant ou de blessant de toute façon.
Je suis aujourd'hui persuadé que j'aurais une façon de penser, une psychologie totalement différente si je n'avais pas cette MICI.
Je m'amuse aujourd'hui à imaginer leur réaction si je leur disais que depuis que je les connais (voire un peu avant), je suis suivi pour un crohn.
Je ne pense pas qu'ils m'en voudraient de leur avoir caché ça. Je leur dirais a priori que je voulais éviter toute compassion.
(ça me fait penser que j'ai une amie qui me dit souvent au cours d'un repas "t'as rien mangé!"... je crois que ça lui donnerait une explication

)
Bref. C'est très intéressant d'avoir des témoignages. Merci pour ton post
