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Aidez-nous à rendre la campagne visible « La souffrance sous silence » La nouvelle campagne Choc de l’Association François Aupetit (afa) Une campagne conçue pour sensibiliser le Grand Public au grand combat de l’afa : la lutte contre les Maladies Inflammatoires Chroniques Intestinales (MICI) dont les principales sont la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique. Des maladies taboues et méconnues qui touchent pourtant 200 000 personnes en France… Une campagne visant à créer un électrochoc auprès du Grand Public sur la souffrance physique mais également morale subie par les personnes atteintes de MICI Dès le mois d’avril, l’afa lance une nouvelle campagne intitulée “La souffrance sous silence”. « Chaque jour, 14 nouveaux cas de MICI sont diagnostiqués en France. Des maladies incurables, en constante augmentation, touchant des populations de plus en plus jeunes. Face à ce fléau, il était indispensable pour l’afa d’alerter le Grand Public sur l’urgence de la situation », indique Chantal Dufresne, Présidente de l’afa et mère d’un jeune malade. Cette campagne a pour but de susciter une prise de conscience collective sur la souffrance physique mais également morale que subissent quotidiennement les personnes atteintes de MICI. Les symptômes des MICI, touchant à l’intimité la plus profonde et taboue, enferment les malades dans un cercle vicieux mêlant honte et peur du regard des autres, les menant à un isolement, voire, pour certains, à une mort sociale. Les MICI, en parler, c’est déjà les combattre.  Les deux annonces presse
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Faut-il arrêter les traitements des MICI en cas de projet de grossesse? |
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Écrit par rachlin
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samedi, 03 mai 2008 12:21 |
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Lorsqu'un homme ou une femme atteint de MICI décide d'avoir un enfant, il faut formellement interrompre tout traitement par Méthotrexate®, dont la prise au moment de la conception (et pour la mère pendant la grossesse) peut faire courir un risque de malformation. Les hommes voulant concevoir et traités par sulfasalazine (Salazopyrine®) doivent être informés que ce médicament peut réduire la fertilité. Ce phénomène est réversible à l'arrêt du traitement. Les femmes voulant concevoir et traitées par sulfasalazine (Salazopyrine®) doivent être informées que ce médicament fait courir un risque de carence en acide folique, qui peut être préjudiciable au développement du foetus. Il est donc recommandé aux femmes désireuses de grossesse et traitées par Salazopyrine® une supplémentation en acide folique, par exemple sous la forme de trois comprimés de Spéciafoldine® par semaine. Ce traitement doit être débuté dans les mois précédant l'arrêt de la contraception. Les femmes qui envisagent une grossesse et qui sont traitées par des dérivés salicylés par voie orale (Fivasa®, Pentasa®, Rowasa®) doivent réduire le cas échéant la dose à 2 g/jour (dose maximale autorisée en cas de grossesse) avant la conception et pendant toute la durée de la grossesse. Les corticoïdes sont utilisables pendant la grossesse en faisant en sorte, si possible, que la dose ne soit pas trop élevée au moment attendu de l'accouchement de l'enfant. Lorsqu'une femme désireuse de grossesse est traitée par azathioprine (Imurel®), elle doit savoir que ce médicament n'est plus considéré comme accroissant le risque de malformation fœtale. Néanmoins, nous n'avons pas encore une absolue certitude sur l'absence de conséquences à long terme chez les enfants, voire les petits enfants des mères traitées par azathioprine (Imurel®) pendant la grossesse. Il faut donc, au cas par cas, peser le pour et le contre d'un maintien de l'Imurel®. Lorsque l'homme ou la femme traité par Imurel® souffrait d'une MICI sévère avant la mise en route du traitement et a très bien réagi à ce traitement (ce qui leur a permis d'avoir des projets de grossesse), la durée de la rémission sous Imurel® conditionne le risque lié à l'arrêt du traitement. Lorsque la rémission est récente (moins de 2-3 ans), le risque de rechute de la MICI dans l'année suivant l'arrêt est élevé. L'homme qui a arrêté l'Imurel® dans ce contexte risque ainsi de faire une poussée, du simple fait de son désir de paternité. La femme qui vient d'arrêter l'Imurel® a un risque notable de son côté de développer une poussée pendant la grossesse, elle-même menaçant l'issue de la grossesse. Dans cette situation de rémission récente d'une MICI sévère grâce à l'Imurel®, le mieux est probablement de continuer le traitement, tout en laissant le choix au malade après l'avoir pleinement informé. Inversement, lorsque la rémission d'une MICI est ancienne (plus de 4-5 ans), le risque de récidive de la MICI dans l'année qui suit est assez faible et justifie de proposer aux malades d'interrompre le traitement, le temps de mener à bien le projet de grossesse.
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Mis à jour de ( samedi, 03 mai 2008 12:23 )
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