Nous avons entre 18 et 30 ans. Nous sommes encore étudiants, ou déjà dans la vie active. Comme tous les jeunes, nous trimballons partout notre lecteur MP3, nous aimons sortir avec nos amis,
nous nous bidonnons devant les émissions de télé réalité. Nous avons envie de bouger, de voyager, de nous dépasser,
d’être amoureux. Nous avons des rêves plein la tête. Comme tous les jeunes.
Sauf qu’un jour, pas si lointain, la maladie a fait irruption dans nos vies. Quatre lettres, MICI : Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin. Option, au choix : maladie de Crohn ou recto-colite hémorragique. Pas de points supplémentaires, ni de session de rattrapage. Ces maladies, quand tu les as, c’est pour la vie. C’est une option qui ne te rapporte rien, sauf des galères : douleurs de ventre souvent terribles, envie d’aller aux toilettes dix fois par jour et impossible de se retenir, parfois des diarrhées avec du sang, fatigue extrême, manque d’appétit, perte de poids. Avec en prime, pour certains, des complications sympathiques : atteintes de la région anale (fissures, fistules, abcès) et, pour ceux qui ont tiré le gros lot, des problèmes articulaires, cutanés ou oculaires...
Ce que les jeunes atteints de MICI ont envie de dire tient dans ce manifeste, véritable plaidoyer pour le bonheur et la positive attitude !
Avec 200 000 malades en France, diagnostiqués pour la plupart entre 15 et 30 ans, les MICI chez les jeunes sont une priorité de santé publique et une préoccupation majeure de l'afa.











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