Témoignages Forum Chat
Reconnue d’utilité publique
par décret du 14 août 1996 J.O du 22 août 1996


2002

(2002/10) Données récentes sur l'épidémiologie et les voies de recherche des MICI


Pr Pierre Desreumaux,

Service de Gastro-Entérologie, Hôpital Claude Huriez – Lille

 

Les données concernant les MICI sont en pleine évolution, comme nous l'explique le Pr P. Desreumaux (CHU, Lille). La découverte d'un gène de susceptibilité à la maladie de Crohn (CARD15) n'a en rien diminué l'importance attribuée à la participation de facteurs environnementaux au développement de la maladie.

 

Crohn & RCH : dispose-t-on de données récentes sur l'évolution de l'incidence des MICI dans le monde, et plus spécifiquement en France?

Pr P. Desreumaux : dans le monde, il n'y a pas à ma connaissance de nouvelles données.On estime qu'il y a eu une augmentation de la RCH et de la MC au cours du siècle dernier, notamment entre 1960 et 1985 et on pense qu'il y a une stabilisation de la MC depuis 1985. Pour la RCH, les chiffres sont peut-être un peu différents ; il y a eu une augmentation avec des taux de croissance qui sont plus stables depuis 1960. Quoiqu'il en soit, l'incidence mondiale de la MC est évaluée entre 5 et 7 pour 100 000 habitants, l'incidence de la RCH étant, quant à elle, évaluée à 10 pour 100 000. Une étude récente parue dans "European Journal of Hepato-gastroenterology" montre une évolution spectaculaire de la RCH et de la MC en Islande, puisque l'incidence de la MC était de 1/100 000 en 1950 et de 6/100 000 en 1990, et celle de la RCH passait, dans le même temps, de 2/100 000 à 16/100 000.

 

 


En France, quelques données proviennent essentiellement du registre Nord-Pas-de-Calais EPIMAD avec 12 ans de recul : l'incidence de la MC était de 5,1/100 000 en 1988 et de 5,9/100 000 en 1999, ce qui correspond à une augmentation de 15 % ; pour la RCH, en revanche, l'incidence en 88 était de 4,2 et de 2,8/100 000 en 99, ce qui correspond à une diminution de 30 %.

 

 

Toujours selon le registre EPIMAD, il semble que l'augmentation de l'incidence de la MC touche essentiellement deux périodes d'âge, entre 20 et 29 ans, avec une augmentation de 25 % et surtout entre 60 et 70 ans, avec une augmentation de 70 %. Ce qui est également nouveau, à partir des données recueillies sur cette même période, c'est qu'en 1988, nous avions pour la MC environ 26 % de pancolites pures contre 13 % en 1999. Les formes iléales pures restent constantes (de l'ordre de 20 %) et les formes iléo-coliques sont en progression.

 

Crohn & RCH : à combien estime-t-on, actuellement, la prévalence de la maladie de Crohn et de la recto-colite hémorragique en France et quelles sont les prévisions pour les années à venir?

Pr P. Desreumaux : en France, la prévalence de la MC est d'environ 2/1 000 et celle de la RCH de 1,3/1 000. Ainsi, la prévalence totale des MICI est donc d'environ 3,3/1 000. On estime qu'en 2005, il y aura 120 000 MC et 80 000 RCH, soit 200 000 MICI.

 

 



Si l'on reprend les chiffres d'incidence en fonction de la médiane de survie des patients, on estime aux Etats-Unis la prévalence de la MC à 580 000 et celle de la RCH à 742 000 sur un total de 232 millions d'habitants. On estime qu'en 2005, il y aura, aux Etats-Unis et en Europe 2,5 millions de sujets atteints de MICI. Ces données vont à l'encontre de la classification actuelle des MICI, puisque la MC et la RCH sont toujours classées comme des maladies rares, voire orphelines.

 

 

Crohn & RCH : quelle est la part de maladie de Crohn de l'enfant dans l'ensemble des cas actuellement répertoriés en France?

 

Pr P. Desreumaux : pour les enfants de moins de 15 ans, la part de la MC est de l'ordre de 15 à 20 %. En reprenant les chiffres de MC et de RCH dans la tranche d'âge des moins de 10 ans, on a 7 % des MC et 6 % des RCH. A noter que les chiffres sont stables depuis 1988 (données EPIMAD : incidence pour la MC en 88 de 0,57, pour la RCH de 0,19 et en 1999 respectivement de 0,46 et 0,3) et que le sex-ratio est de 1 chez l'enfant.

 

 

Crohn & RCH : peut-on considérer que des facteurs environnementaux, telle l'alimentation ou la pollution atmosphérique, sont à l'origine de cette augmentation importante de la prévalence des MICI et, en particulier, de la maladie de Crohn?

 

Pr P. Desreumaux : deux grands types de facteurs interviennent dans les MICI, il s'agit des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux. Parmi les facteurs environnementaux, le seul qui soit reconnu est le tabac, qui joue un rôle délétère dans la MC et un rôle bénéfique dans la RCH. Nous n'avons actuellement aucune donnée qui permette de penser que l'alimentation ou la pollution ait une action directe sur la prévalence de la MC ou de la RCH.

 


Ce que l'on sait, c'est que la MC, tout comme la RCH, sont plus fréquentes dans les pays industrialisés et qu'il y a probablement beaucoup d'analogie en termes épidémiologiques entre la MC et la pathologie asthmatique. Dans ce cadre là, un lien entre pollution et industrialisation a été établi sans données précises.

 

En ce qui concerne l'alimentation, de nombreux facteurs ont été décrits comme pouvant être à l'origine de la MC, la restauration rapide, le dentifrice…; les résultats de ces études n'ont jamais été confirmés, mais bien au contraire, largement infirmés. Ainsi, l'alimentation ou la pollution ne peuvent pas être considérées comme des facteurs environnementaux à l'origine de l'augmentation importante de la prévalence de la MC.

Le tabac, nous l'avons dit, est un facteur favorisant puisqu'il augmente le risque relatif de développer une MC de 2 par rapport à un sujet qui ne fume pas. Il a de plus un rôle aggravant dans la MC : les patients fumeurs ont des MC plus sévères avec des poussées plus rapprochées, des récidives post-chirurgicales plus fréquentes et plus rapides que les patients qui ne fument pas. Il faut enfin noter l'effet thérapeutique de l'arrêt du tabac puisqu'un an après le sevrage, l'ancien fumeur retrouve à peu près le même risque évolutif de la maladie que le non-fumeur.

 


L'arrêt du tabac a une efficacité thérapeutique comparable aux meilleurs traitements d'entretien actuels de la MC.

 

Crohn & RCH : votre équipe a étroitement collaboré aux travaux réalisés par l'équipe du Pr Darfeuille-Michaud à Clermont-Ferrand sur l'isolement d'une souche particulière d'Escherichia coli. Pourriez-vous nous préciser les grandes lignes de ces travaux et les opportunités qu'ils ouvrent en termes de compréhension du mécanisme de survenue de la maladie?

 

Pr P. Desreumaux : l'équipe du Pr Darfeuille-Michaud a montré que, dans la muqueuse iléale des patients atteints de MC, on retrouvait une nouvelle bactérie du type Escherichia coli. Ce nouvel E. coli a des propriétés d'adhésion et d'invasion particulières, propriétés qui ne passent par aucun des facteurs connus d'adhésion et d'invasion des autres E. coli. Cet E. coli adhésif et invasif est capable d'infecter les cellules épithéliales, de survivre et de se diviser dans ces cellules ; il est aussi capable d'infecter des macrophages dans la muqueuse intestinale et continue à se multiplier dans ces macrophages et à infecter d'autres cellules par contiguïté. Lorsque cette bactérie infecte le macrophage, elle produit beaucoup de TNF?, l'un des médiateurs impliqués dans la physiopathologie de la MC.
Cet E. coli d'un type nouveau est retrouvé chez près de 40 % des patients atteints de MC de l'iléon terminal, et chez seulement 5 à 7 % des castémoins. In vitro, cet E. coli a tous les critères de pathogénicité, qu'il reste maintenant à prouver dans des modèles animaux. Il faudrait également rechercher si cet E. coli est retrouvé avec la même fréquence au niveau de l'iléon terminal et du côlon, ce qui, au vu de résultats très préliminaires, ne semble pas être le cas, avec une fréquence bien moindre d'isolement au niveau colique.

 


Au stade des connaissances actuelles, cette nouvelle bactérie de type E. coli, dont on ne connaît pas très bien la fonction, est-elle une bactérie pathogène ou bien une bactérie commensale du tube digestif que l'on retrouve dans la muqueuse intestinale? Toutes les caractéristiques in vitro font penser qu'elle doit avoir un caractère pathogène.

 

Crohn & RCH : toujours dans l'hypothèse d'une origine potentiellement infectieuse de la maladie, plusieurs travaux ont retrouvé une association entre de bonnes conditions d'hygiène dans l'enfance, et la survenue ultérieure d'une maladie de Crohn. Quelles sont les hypothèses actuellement retenues pour tenter d'expliquer cette curieuse association? Dans le Nord de la France, la maladie de Crohn à transmission "conjugale" semble bien réelle, quelle est votre opinion là-dessus?

 

Pr P. Desreumaux : en fait, peu de travaux ont montré qu'il existait un lien entre la MC et les bonnes conditions d'hygiène dans l'enfance. En revanche, de nombreux travaux montrent qu'il existe une forte prévalence de MC et de RCH dans les pays industrialisés où il y a une bonne hygiène de vie. L'hypothèse consiste à dire qu'il existe une part génétique et une part environnementale dans la MC et la RCH, et que pour ce qui est de la part environnementale, les bactéries de la flore intestinale jouent un rôle important. Cela a été bien montré par l'apport des modèles animaux : pour induire une inflammation au niveau de l'intestin, il faut avoir une perturbation du système immunitaire intestinal, mais il faut également la présence de bactéries dans la lumière colique.

 


D'où l'hypothèse, en tout cas chez l'animal et probablement chez l'homme, que les lésions sont déclenchées sur un terrain génétiquement prédisposé par une mauvaise reconnaissance par le système immunitaire intestinal des bactéries de la flore intestinale.

 

 

Très schématiquement, le rôle du système immunitaire est de lutter contre les bactéries, et notamment contre l'invasion des bactéries intestinales. Pour lutter contre ces bactéries, le système immunitaire doit les reconnaître. Donc, en cas de trop bonnes conditions d'hygiène, le système immunitaire n'ayant pas été éduqué aura de mauvaises capacités à répondre de façon adaptée aux bactéries de la flore intestinale. Nous sommes là, je me répète, dans le cadre d'une hypothèse. En revanche, ce phénomène a été très bien montré pour les pathologies allergiques, notamment pour la pathologie asthmatique et pour les allergies alimentaires chez la souris.

 

Chez l'homme, un article récent publié dans le "Lancet" démontre qu'avant l'âge de 4 ans, la flore intestinale a un rôle prédictif prédominant pour les enfants qui seront allergiques par rapport à ceux qui ne le seront pas. En résumé, avant 4 ans, à l'état habituel, le système immunitaire intestinal va produire beaucoup d'interleukine 4, ce qui permet une tolérance à l'égard des antigènes alimentaires qui arrivent au niveau de la muqueuse intestinale ; par la suite, avec une flore intestinale qui va se diversifier, le système immunitaire, au lieu de produire de l'interleukine 4, produit de l'interféron ? et du TNF? afin de lutter contre les bactéries, notamment celles de la flore intestinale. En revanche, en cas de trop bonnes conditions d'hygiène, les enfants n'auront pas une flore très diversifiée, et il n'y aura pas de production d'interféron ?, ni de TNF?, et la production préférentielle d'interleukine 4 conduira au phénomène allergisant (allergie alimentaire et pathologie asthmatique). C'est vrai que cela n'est qu'une hypothèse concernant la MC, mais si l'on tient compte de l'augmentation depuis les années 60 de l'incidence de ces maladies dans les pays industrialisés, les liens entre pathologies asthmatiques et pathologies inflammatoires intestinales sont troublants.

 

Quant à la transmission "conjugale" de la MC, on reste dans le cadre des facteurs environnementaux : un consortium de cliniciens impliqués dans la prise en charge des MICI s'est réuni permettant d'individualiser 1 000 familles qui présentent au moins 2 cas de MICI, ce qui est relativement fréquent. Ce qui est moins fréquent, c'est l'existence de formes conjugales, une cinquantaine de cas environ décrits dans la littérature.
Une étude récente publiée en 2001, réalisée à partir des registres belges et de la région Nord-Pas-de-Calais a permis d'individualiser 30 cas de MC ou de RCH à transmission conjugale. Sur ces 30 couples, 2 couples avaient les symptômes avant de se rencontrer, donc 28 cas individualisés sans symptôme avant de se rencontrer. Sur ces 28 cas, 20 cas concordants, 17 MC associée de MC, 3 RCH associée de RCH. Il restait 7 cas non concordants de MC associées de RCH. Quand on compare ces 28 cas à la population générale, il apparaît impossible que la survenue d'une MICI soit due au hasard (p < 0,002). Ce qui veut dire qu'il y a probablement des facteurs environnementaux impliqués dans la survenue des MICI et pas seulement des facteurs génétiques, puisque les conjoints n'ont pas le même patrimoine. De plus, parmi ces 30 couples, 25 ont eu des enfants, et parmi eux, 9 étaient atteints de MICI.

 

 

Crohn & RCH : quelles sont selon vous, à la lumière des connaissances actuelles, les pistes à privilégier pour mieux comprendre l'étiopathogénie de ces maladies? Quel est l'apport des modèles animaux à la compréhension des mécanismes supposés?

 

Pr P. Desreumaux : de nombreuses pistes sont abordées actuellement en France, en Europe ou aux Etats-Unis. Je pense que la meilleure piste à privilégier passe par une meilleure connaissance de la flore intestinale. Actuellement, on est incapable de dire quelle est la quantité ou la nature des bactéries qui composent la flore intestinale normale. Or, il semble clair, dans les modèles animaux et maintenant chez l'homme, que la flore intestinale joue un rôle extrêmement important dans l'entretien, et très probablement dans l'induction, des lésions au niveau de l'intestin. Donc, une meilleure connaissance de cette flore intestinale et de ses interactions avec le système immunitaire intestinal et notamment avec les cellules épithéliales est un objectif primordial à atteindre.
La deuxième piste à privilégier serait d'essayer de mieux connaître les facteurs de régulation physiologiques de la réponse inflammatoire au niveau intestinal, ceux qui sont augmentés certes, mais aussi ceux qui sont diminués et qui pourraient être impliqués dans les MICI.
La troisième piste, si j'en avais une troisième à proposer, serait certainement l'étude du système nerveux entérique et de ses relations avec le système immunitaire au niveau de l'intestin. On sait que le système immunitaire intestinal représente environ 80 % du système immunitaire total de l'organisme. On sait aussi que le système nerveux entérique est le deuxième "cerveau" en termes de densité de neurones. Actuellement,on ne connaît pas très bien les fonctions du système nerveux entérique et presque tout reste à faire.

Quant à l'apport des modèles animaux, l'un des premiers modèles de colite spontanée a été décrit en 1990 et à l'époque, à partir de ce modèle, on avait attribué le développement de la MC et de la RCH à un déficit en interleukine 10. Actuellement, en 2002, nous avons à notre disposition 50 modèles animaux qui développent des colites spontanées ou provoquées par des éléments chimiques, mais nous ne savons toujours pas comment est induite l'inflammation au niveau intestinal.

 


Les modèles animaux restent de très mauvais modèles pour comprendre ce qui se passe au cours des MICI, mais de très bons modèles pour essayer d'apprécier le rôle de la flore intestinale, celui du système immunitaire, et celui du système nerveux entérique au cours de ces affections.

 

Crohn & RCH : la recto-colite hémorragique est parfois considérée, peut-être à tort, comme le parent pauvre de la maladie de Crohn, étant donné le relativement faible nombre d'études qui lui est consacré. Confirmez-vous cela et, si oui, quelles en sont les raisons?


Pr P. Desreumaux : je ne pense pas qu'il faille considérer la RCH comme le parent pauvre de la MC. Ce qui est vrai, c'est qu'il y a moins d'études dans la RCH que dans la MC, et il y a plusieurs raisons à cela :

  • la RCH pose moins de problèmes thérapeutiques que la MC, notamment parce que la RCH, dans 80 % des cas, touche uniquement le rectum et le côlon gauche ;
  • la RCH répond généralement très bien au traitement par les amino-salicylés, largement utilisée par les médecins traitants et les gastro-entérologues ;
  • Le traitement chirurgical de la RCH permet de guérir les patients, ce qui n'est pas le cas de la MC.

Donc, en milieu hospitalo-universitaire où sont réalisées la plupart des études, on voit beaucoup moins de RCH que de MC et pratiquement les seules RCH que l'on voit sont celles qui vont être opérées dans un temps relativement court.

 

 

Crohn & RCH : que pensez-vous des propositions récentes de classification moléculaire de la maladie de Crohn? Etant donné que le gène CARD15 n'est quasiment pas retrouvé en cas d'atteinte colique de la maladie, pensez-vous que la maladie de Crohn colique et la recto-colite hémorragique pourraient partager des dénominateurs communs?

 

Pr P. Desreumaux : trois mutations associées à la MC pour le gène Card15 ont été publiées dans trois papiers par 2 équipes européennes et une équipe américaine. Soit la mutation touche les 2 chromosomes (sujet homozygote), soit le sujet a 2 mutations mais 2 mutations différentes (sujet hétérozygote composite), soit il a une seule mutation (sujet hétérozygote), soit le sujet n'a aucune mutation (sujet sauvage).
Dans la population générale, 80 % des gens sont sauvages et 20 % sont hétérozygotes. Ce que l'on sait, c'est qu'environ 50 % des patients atteints de MC sont hétérozygotes et 15 % sont soit homozygotes, soit hétérozygotes composites. On voit donc que la différence importante entre les patients atteints de MC et les témoins sains sont les patients homozygotes ou hétérozygotes composites. Pour ces patients, le risque relatif de MC est de 40 par rapport aux sujets sains.
A côté de ces 3 mutations principales, on sait actuellement qu'il existe une trentaine de mutations nouvelles connues du gène de CARD15 associées à la MC, mais que l'on qualifie pour le moment de mineures parce que peu fréquentes.
L'intérêt de la découverte du gène CARD15 est, au stade des connaissances actuelles, difficile à évaluer. Il n'a pas d'intérêt diagnostique et n'a pas d'intérêt dans la pharmacovigilance.

 


En revanche, on sait que les patients homozygotes ou hétérozygotes ont quatre particularités cliniques par rapport aux patients sauvages :

1. un âge de diagnostic plus jeune de la maladie ;

2. une forme plus volontiers sténosante (50 % environ versus 30 %) ;

3. une plus grande fréquence de la présence de granulomes au niveau de la muqueuse intestinale ;

4. une fréquence moindre de formes coliques (40 % versus 60 %).

 

La MC colique et la RCH pourraient-elles partager des dénominateurs communs? D'après ces chiffres, a priori non puisque le risque d'avoir une maladie exclusivement iléale est 2 fois plus élevé chez les patients sauvages par rapport à ceux qui ont des mutations. Il y a donc une grande proportion de patients qui ont des mutations et qui ont une atteinte colique.


Néanmoins, la connaissance du gène CARD15 va peut-être permettre d'individualiser un sous-groupe de patients, patients sauvages, porteurs d'une forme colique chez lesquels les marqueurs sérologiques, les ASCA (considérés comme bons témoins de la MC) sont diminués alors que l'on a une augmentation de la prévalence des ANCA (considérés comme bons témoins de la RCH). Tous ces marqueurs permettront peut-être de montrer qu'il y a un dénominateur commun chez certains patients atteints de MC purement colique et les patients atteints de RCH, mais il s'agira d'un petit sous-groupe de patients.

 

Crohn - RCH n° 15 - Octobre 2002
Réalisé à l'initiative de Solvay Pharma

 





Réagissez 0 Commentaire(s) être alerté(e) des nouveaux commentaires

actualités
prés de chez vous

Échanger avec la communauté

Derniers posts

Courage... j'ai appris la maladie de mon fils sur...
Elsako - le 22/08/2019 08:47

Bonsoir super du monde du Finistère.ce serait supe...
Ronnie10 - le 21/08/2019 23:44

Bonjour, Diagnostiquée Crohn au bout de deux ans...
Anonymous5c8abaffcb88d - le 21/08/2019 20:48

Finalement il y en a des personnes du Finistère !...
thomas29 - le 21/08/2019 18:30

Dernière actu / La recherche
Dernière actu / L'afa
Suivez-nous sur Suivez-nous sur afa Web TV

Info MICI Info MICI

Un portail d'information qui rassemble l'information validée sur la maladie de Crohn et la Recto-colite hémorragique dédié aux malades et proches mais aussi des professionnels de santé.

S'informer S'informer

L'application mobile afaMICI vous permet de :

- Accéder aux toilettes les plus proches

- Suivre l'actualité des MICI

- Avoir des infos pratiques

L'application afaMICI est disponible sur :

Inscrivez-vous à notre newsletter Inscrivez-vous à notre newsletter
Autres sites Autres sites de l'afa

MICI Connect 

L'Observatoire national des MICI 

Journée Mondiale des MICI