MICI Quoi ?

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique (RCH), deux maladies qui se caractérisent par une inflammation de la paroi du tube digestif.

Parties du corps touchées

Dans la maladie de Crohn, cette inflammation peut être localisée à tous les niveaux du système digestif, de la bouche à l’anus, même si c’est au niveau de l’intestin qu’on la retrouve le plus souvent.

Dans la rectocolite hémorragique, elle est localisée au niveau du rectum et du côlon.

Pourquoi dit-on qu'elles sont chroniques ?

Parce que ce sont des maladies dont on ne guérit pas. Elles évoluent par périodes de poussée entrecoupées de périodes de rémission. La durée et l’intensité des poussées sont variables. Une poussée est définie par la présence de signes d’une inflammation (bilan sanguin ou autres examens) et/ou de l’apparition de symptômes digestifs.

Il est aussi possible de présenter d’autres symptômes comme des douleurs articulaires, des manifestations cutanées etc. La rémission est caractérisée par une absence d’inflammation et une cicatrisation de la muqueuse intestinale. Les périodes de rémission peuvent s’étaler sur plusieurs années si la maladie est contrôlée correctement par les traitements.

Quels sont les traitements existants ?

Le but des traitements n’est donc pas de guérir les malades mais de contrôler la maladie. Certains traitements sont utilisés lors des poussées pour supprimer l’inflammation et cicatriser les lésions. Puis, d’autres traitements sont utilisés pour prévenir l’apparition d’autres lésions et allonger la période de rémission, ce sont les traitements de fond.

Différentes classes de traitements existent et l’arsenal thérapeutique continue de s’agrandir.

 

Combien de personnes sont concernées ?

 

Quelles sont les causes de ces maladies ?

Plusieurs facteurs de risque de MICI sont suspectés, notamment des facteurs génétiques et environnementaux.

Le fait que la prévalence de ces maladies augmente très rapidement dans les pays en voie d’industrialisation laisse suspecter un rôle de l’environnement, et en particulier de la pollution, dans leur survenue. Des études suggèrent une implication de microparticules ou encore de métaux lourds comme l’aluminium.

L’alimentation pourrait également être en cause. Toutefois, aucun aliment, groupe d’aliments ou façon de cuisiner n’a pour le moment été associé aux MICI.

Le tabagisme est par contre un facteur de risque avéré de la maladie de Crohn. Paradoxalement, il protège de la rectocolite hémorragique.

Le microbiote intestinal

Le microbiote intestinal semble jouer un rôle important, mais encore mal connu, dans l’inflammation caractéristique des MICI.

Une hypothèse séduisante est avancée : un déséquilibre dans la composition de la flore intestinale apparaîtrait sous l’influence de facteurs génétiques et environnementaux, et jouerait lui-même un rôle dans l’initiation, le maintien ou la sévérité de l’inflammation, engendrant un cercle vicieux.

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