Même si vous ne le ressentez pas directement, le cerveau est en grande partie le chef d’orchestre de vos émotions, douleurs, de votre fatigue et de votre niveau de motivation. Et donc lorsque l’environnement extérieur s’avère hostile ; votre cerveau vous demande expressément de ralentir.. pour votre « survie ».
Par conséquent : Dédramatisez de ne pas en faire autant que d’habitude.

Et la douleur, dans tout ça ? Elle aussi passe par ce « chef d’orchestre ». Contrairement à ce que l’on croit souvent, elle n’est pas un simple « signal d’alarme » qui mesurerait fidèlement l’état de notre intestin : c’est en partie le cerveau qui la construit et l’interprète, à partir de ce que le corps lui envoie, mais aussi de notre fatigue, de notre stress, de notre humeur. À inflammation égale, deux personnes peuvent donc la ressentir très différemment.
Davantage de plage de repos, ainsi que des petits exercices respiratoires pourraient aussi, indirectement, l’atténuer. Une nuance s’impose toutefois : une douleur qui signale une véritable poussée mérite toute votre attention. Dans le doute, on adapte.. et on consulte.

Car il faut bien le reconnaître : en cette période, tout semble se liguer contre le mouvement. Tout d’abord le manque de sommeil est fréquent durant ces mois d’été. Déjà nous partons avec un déficit à ce niveau-là, par conséquent il faut accepter d’être « moins » ; performant(e), assidu(e), motivé(e). Il faut ajouter à cela un deuxième facteur important : les pertes hydriques, d’autant plus si l’on est en période de crise avec des passages aux toilettes fréquents combinés à une malabsorption intestinale engendrant des carences en vitamines, minéraux et oligo-éléments essentiels. Enfin, à cela s’ajoute la transpiration aggravant ce phénomène de déshydratation et donc de fatigue.

Et pourtant, et c’est là tout le paradoxe : bouger un peu reste l’un de nos meilleurs alliés. 

En termes d’activité physique, mieux vaut privilégier le « moins » que le « rien ». L’idée est d’être actif plutôt que sportif. En effet, la contraction musculaire va libérer des myokines (protéines) aux propriétés anti-inflammatoires qui pourraient être bénéfiques pour notre microbiote intestinal. C’est assez contre-intuitif me direz-vous : Bouger en été alors qu’il fait chaud va donner accès à notre organisme à des bénéfices « anti-inflammatoires » alors qu’on crève de chaud ? Eh bien oui, mais mieux vaut être stratège ; s’économiser sans s’essouffler !

Concrètement, voici quelques idées et pistes de réflexion afin de se donner les moyens de devenir ou de rester « actif(ve) » :

  • Hydratez-vous en buvant suffisamment d’eau et en consommant des aliments (crudités ou cuidités, selon vos tolérances).
  • Commencez petit : 5 minutes, de manière récurrente, 4 à 5 fois par semaine, plutôt qu’une fois 45 minutes toutes les deux semaines ; chaque réussite nourrit le circuit de la récompense (dopamine) et active votre envie de réitérer cette expérience positive.
  • Ancrez ce moment à un repère existant : l’habitude est plus puissante que la volonté. Trouvez un créneau « repère » (avant le café par exemple) pendant lequel vous ne serez pas dérangé(e) par des stimuli extérieurs (notifications du téléphone, appels, proche ou collègues qui viennent vous solliciter.. etc.).
  • Rendez vos avancées visibles : des outils comme des carnets, journaux de bord, calendriers vous aident à vous enrôler dans la poursuite de ce moment. Ce retour positif devient tangible et peut entretenir votre élan les jours où votre motivation vacille.
  • N’avancez pas toujours seul(e) : l’entourage a un rôle prépondérant pour vous soutenir dans cette démarche. Partagez cela avec eux, communiquez là-dessus et ne vous cachez pas. Et si cela ne suffit pas, contactez un professionnel de l’APA, sensible aux MICI, qui pourra vous aider à co-construire un programme sportif ou une routine personnalisé et personnalisable. Ne restez pas seul(e)

                                                                                     

                                                        Par Lucas Hougnon, coach APA (Activité Physique Adaptée) de l’afa