Camille, courir pour rendre visibles les MICI
Prendre le départ d’une course n’est pas toujours une question de performance. Pour certains, c’est avant tout un engagement, un défi personnel et une manière de porter un message. À 31 ans, Camille s’apprête à participer aux 5 km de la Route du Louvre avec un objectif bien précis : sensibiliser aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), que sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique et soutenir l’afa Crohn RCH, association dédiée à ces maladies.
Diagnostiquée de la maladie de Crohn il y a dix ans, elle a choisi de transformer son parcours en une force, elle nous raconte ci-dessous son histoire et les raisons qui la poussent à courir.

Pouvez-vous vous présenter et nous expliquer ce qui vous a donné envie de relever ce défi des 5 km de la Route du Louvre ?
Je m’appelle Camille, j’ai 31 ans et j’ai été diagnostiquée de la maladie de Crohn il y a maintenant 10 ans. J’ai décidé de participer aux 5 km de la Route du Louvre pour soutenir l’afa Crohn RCH et donner un peu de visibilité aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
L’idée de ce défi m’est venue assez naturellement. Le sport m’aide beaucoup à garder un équilibre malgré la maladie, et participer à une course comme celle-ci me semblait être une belle manière de transformer une expérience personnelle difficile en quelque chose de positif. C’est aussi une façon de montrer que, même avec une MICI, on peut continuer à se fixer des objectifs et avancer.
Les 5 km restent une distance modeste, mais pour moi c’est déjà une étape importante. Peut-être que l’année prochaine je me lancerai le défi de courir 10 km !
Comment préparez-vous cette course au quotidien et quelle place le sport occupe-t-il dans votre équilibre de vie ?
Je me prépare progressivement, avec des séances de course régulières adaptées à mon niveau et à mon état de santé. L’objectif n’est pas la performance mais plutôt de prendre du plaisir et de franchir la ligne d’arrivée.
Avec une maladie chronique, il faut parfois adapter l’entraînement en fonction de la fatigue ou des symptômes. Quand on vit avec une MICI, il y a les douleurs, la fatigue, les imprévus et parfois une charge mentale importante. J’essaie donc surtout d’écouter mon corps et d’avancer étape par étape. Chaque séance est une petite victoire.
Pourquoi avez-vous choisi de vous engager aux côtés de l’afa Crohn RCH et quel message souhaitez-vous faire passer à travers cette initiative ?
S’engager aux côtés de l’AFA Crohn RCH était une évidence pour moi. Cette association joue un rôle essentiel pour informer, accompagner les patients et faire avancer la recherche.
Les MICI sont aussi des maladies dites « invisibles ». De l’extérieur, les personnes peuvent paraître en bonne santé, alors qu’elles vivent au quotidien avec des symptômes parfois très lourds. Sensibiliser à cette réalité est donc essentiel.
Si je devais adresser un message aux personnes qui vivent avec une MICI, ce serait de ne pas rester seules. La maladie peut parfois être difficile à expliquer ou à faire comprendre, mais il existe des ressources, des associations et des personnes qui comprennent ce que l’on traverse.
À travers ce défi, j’aimerais simplement montrer qu’il est possible de continuer à avancer, à se fixer des projets et à trouver de la force dans les défis que l’on se lance, même si c’est pas à pas.
Si quelques personnes souhaitent soutenir cette cause, même avec un petit don ou simplement en partageant l’initiative, cela contribuera déjà à faire avancer la recherche et la visibilité autour des MICI.
Soutenez le défi de Camille via sa cagnotte ci-dessous !





