Les traitements

L’espoir de nouveaux traitements

Lancé par Goldy - Posté le 27/07/2017 à 01:52
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Goldy - 27/07/2017 à 01:52

Voici de bonnes nouvelles trouvées sur le site de l’INSERM et qui surtout paraissent vouloir enfin se concrétiser :

« Plusieurs voies de recherche sont en cours de développement pour améliorer le traitement des maladies inflammatoires chroniques intestinales.

De nombreux laboratoires travaillent à la mise au point de nouvelles biothérapies, plus efficaces et mieux tolérées. Une nouvelle classe d’anticorps anti-b7 devrait notamment arriver sur le marché en 2017. Néanmoins, les immunomodulateurs actuels ciblent l’inflammation sans permettre de traiter la fibrose résultant des lésions induites et de leur cicatrisation. Or? cette fibrose provoque localement une réduction du diamètre du tube digestif, avec un risque d’occlusion nécessitant une intervention chirurgicale. Des antifibrotiques sont donc également en cours de développement. L’objectif est de les associer aux immunomodulateurs.

Par ailleurs, une nouvelle molécule de la classe 5-ASA, beaucoup plus efficace, est à l’étude. Les 5-aminosalicylés (5-ASA) sont de vieilles molécules dont le développement valut un prix Nobel de médecine à Gerhard Domagk, en 1939. Ce n’est que des années plus tard que les médecins découvrirent de façon fortuite leur utilité dans le traitement des maladies inflammatoires de l’intestin. Et il fallut attendre 2007 pour qu’une équipe décortique les voies de signalisation impliquées dans son mécanisme anti-inflammatoire. Ces travaux ont permis de franchir un pas important dans la mise au point d’une nouvelle molécule plus spécifique (GED-0507-34 Levo), toujours en cours de développement. Elle pourrait avoir une action anti-inflammatoire 50 fois supérieure à celle des 5-aminosalicylés aujourd’hui disponibles, notamment dans la rectocolite hémorragique. Elle présenterait en outre une action antifibrotique.

Autre traitement très prometteur qui pourrait bien changer l’histoire de la maladie : l’anti-SMAD7 (mongersen). Il s’agit cette fois d’une petite molécule d’acide nucléique (oligonucléotide antisens) qui bloque la production du facteur de transcription SMAD7 dans les cellules immunitaires. Sans ce facteur, les lymphocytes T perdent leur capacité à produire des cytokines pro-inflammatoires et les macrophages et cellules dendritiques perdent en efficacité. Chez des personnes atteintes de maladie de Crohn active, un traitement par voie orale de deux semaines avec ce médicament a entrainé une rémission dans environ 65% des cas à trois mois, quelle que soit l’ancienneté de la maladie. Du jamais vu jusque-là avec aucun autre médicament ! Un essai clinique de phase III doit confirmer ces résultats. »

https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/maladies-inflammatoires-chroniques-de-l-intestin-mici

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