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Quand l’employeur ne veut pas voir…

Lancé par D3vri9 - Dernier message le 19/06/2017 à 13:52
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Modérateur - 19/06/2017 à 13:52

Dévrig, vous devriez téléphoner à Marie Hélène Ravel, elle est présente à l’afa le mercredi et est spécialisée dans ces problématiques liées au travail. Revoir votre situation avec elle. Et voir quelles possibilités.
Son tél : 01 43 07 00 63 tous les mercredis.

Alcine - 17/06/2017 à 15:08

Bonjour Dévrig,
Tu ne pourrais pas en parler avec le médecin du travail ? Il peut peut-être t’aider ?
Après, pour aller plus loin encore, on peut parler de harcèlement moral, car ça a bien l’air d’y ressembler !
Après c’est une procédure dans laquelle il faut s’engager et c’est difficile ensuite niveau relationnel, je pense…
C’est pour ça que j’émets l’idée de la médecine du travail. Après c’est juste une proposition, je ne sais pas si cela peut aider.
Personnellement, cela a été difficile pour moi aussi au travail (RCH depuis 2013 et tous les traitements ont échoué jusqu’ici).
J’ai un poste dans une entreprise de 50 personnes ou je suis la seule à faire le métier que je fais, en étant « responsable de service », titre purement honorifique puisque responsable d’un service ne comportant qu’une seule personne : moi-même…
Avec une charge de travail hallucinante, je restais le soir souvent jusqu’à 21h/22h pour réussir à boucler dans les temps mes dossiers, avec une pression de cinglé.
Je suis dans la même entreprise depuis 2010, et lorsque la maladie a été diagnostiquée en 2013-2014, j’ai prévenu mes employeurs que j’avais une maladie auto-immune, sans préciser de quelle maladie il s’agit car je n’arrive pas à en parler ouvertement au travail, comme si j’en étais honteuse…
Je les ai donc prévenu et, sur le coup, ils ont eu l’air inquiets, gênés pour moi, mais c’est passé vite fait !
Comme toi, j’ai depuis ressenti cette indifférence, la maladie on ne la voit pas alors… on l’oublie, c’est comme si elle n’existait pas.
Genre : tu es là et tu tiens debout, donc tu n’a rien, tu vas très bien.
Bref, mes employeurs ne semblaient trouver aucun problème au fait que je fasse des journées de 12/13h de travail malgré la maladie… Et j’ai tenu comme cela encore quelques années, avec des symptômes au quotidien (douleurs abdo, diarrhées 8 fois/jour, douleurs articulaires et oculaires, extrême fatigue, essoufflements, étourdissements etc… enfin tu connais tout ça).
Mais cette année, en début d’année, se sont rajoutées des insomnies qui ont duré plusieurs semaines et mon gastro a décidé mi-février de me mettre en arrêt de travail et je n’ai pas encore repris depuis.
J’ai enfin décidé de faire une demande de RQTH que je n’avais pas fait jusque là… Déni, peut-être, je me pensais assez forte pour tenir et faire comme si de rien n’était…
Enfin bref, pas toujours évident le boulot avec la maladie.
Tiens-nous au courant des suites avec ton job et tes « pourris » de patrons !
Julia

D3vri9 - 04/06/2017 à 10:30

Je pense que ce sujet a dû être abordé des tas de fois, mais j’ai vraiment besoins de vos avis. Je vous présente ma situation. Je suis fonctionnaire territorial depuis 2010 après une bonne dizaine d’année dans le privé. J’ai été diagnostiqué pour une RCH en 2012, et depuis ce diagnostique c’est la dégringolade. Ah oui j’ai obtenu une Reconnaissance Travailleur Handicapé en 2012 de ce fait. J’occupais alors (en 2012) un poste au sein d’une mission ou j’étais autonome, à savoir que j’étais le seul sur cette mission. Suite à l’arrivée de ma maladie, et au bout de deux ans, mes responsables se sont rendus compte de la difficulté de mener mes missions. Et ces difficultés ont été imputées à mes compétences… Alors que jusqu’en 2012, tout se passait bien. Mon employeur, une collectivité territoriale, m’a alors proposé un nouveau poste (en urgence, je parle pour la méthode), pour lequel je devais me séparer d’une prime, mais « pour améliorer mon confort de travail ». L’idée alléchante et moi toujours sous le coup du « traumatisme » de ma maladie j’ai accepté la mort dans l’âme. Cette prime mensuelle correspondait à environ 10% de ma rémunération mensuelle… Bref…
Et voilà que donc 3 ans plus tard je me retrouve dans la même situation :
– Absences répétées liées aux injections de Rémicade,
– Effets secondaires du Rémicade, à savoir je suis hyper sensibles aux virus de saison
– Désorganisation professionnelle liée à ces absences et aux symptômes de la maladie (fatigue, douleurs,… mais vous les connaissez)
Alors je ne parle pas ici de l’incompréhension de mes collègues ou encore de « l’image » qui me colle à la peau…
Donc voilà, 3 ans plus tard même situation, on pointe des manquements liés à mes compétences…Et ma responsable de me dire : « tu comprends on ne peut pas toujours juger avec la conscience de ta maladie, nous devons juger comme si elle n’était pas là… »
Voilà, là je perds mes moyens. Donc en fait mon employeur veut me pousser à la faute pour, et de manière totalement vicieuse, ne pas avoir à assumer ses responsabilités réglementaires. En tous les cas si ce n’est pas le cas, ça y ressemble fortement.

J’ai l’impression de toujours de devoir me battre pour faire reconnaitre cette maladie, j’en viens même à envier les personnes en fauteuil ou autres handicaps visibles, car leur handicap n’est jamais remis en question ou bien « séparé » d’eux-mêmes. Quand je pense que la rqth est à la base un outil pour nous protéger….

Bref merci de vos retours j’en ai besoin. J’aimerais aussi avoir l’avis de l’AFA, quels recours j’ai désormais ?

Dévrig

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