Marathon de Paris 2026 : le défi solidaire d’Enola
Le 12 avril 2026, au cœur de la capitale, des dizaines de milliers de coureurs s’élanceront sur la distance mythique des 42,195 km du Marathon de Paris. Parmi eux, Enola relèvera ce défi avec détermination et engagement. Éducatrice spécialisée, sportive passionnée et atteinte de la maladie de Crohn, elle a choisi de donner à cette course une dimension solidaire en soutenant l’afa Crohn RCH France. Après une première tentative contrariée par une blessure, elle revient plus forte et plus déterminée que jamais pour porter sa voix, soutenir les patients et montrer qu’il est possible de poursuivre ses objectifs, même avec une MICI.
Découvrez son portrait ci-dessous.

En avril prochain, vous prendrez le départ du Marathon de Paris, une épreuve particulièrement exigeante, d’une distance de 42,195 km. Pouvez-vous nous en dire plus sur la naissance de ce défi sportif ?
Je me suis lancée ce défi en 2024. Malheureusement, une blessure m’a empêchée de participer au Marathon de Paris 2025. Après plusieurs mois de kinésithérapie et de renforcement musculaire, j’ai décidé de reprendre mon objectif pour 2026, avec encore plus de détermination.
Un tel objectif demande une préparation rigoureuse. Comment s’organise votre entraînement au quotidien ? Quelle place le sport occupe-t-il dans votre équilibre personnel ?
Je suis actuellement une préparation de 20 semaines : trois entraînements de course à pied par semaine, auxquels s’ajoutent deux à trois séances de renforcement musculaire. Tout cela en parallèle de mon travail d’éducatrice spécialisée.
Le sport fait partie de mon quotidien depuis toute petite, et je pratique la course à pied depuis maintenant deux ans. Cette préparation n’a pas toujours été simple : j’ai traversé des périodes de fatigue extrême et de ballonnements qui m’ont obligée à adapter certaines séances. Malgré cela, je n’ai manqué aucun entraînement. En plein hiver, il est parfois compliqué de rester motivée, mais c’est avant tout une question de discipline et de rigueur.
Courir, c’est ma thérapie. C’est ce qui me fait me sentir libre et vivante, même si les symptômes, souvent aléatoires et imprévisibles, me rappellent que je vis avec la maladie de Crohn. Mais je me sens de plus en plus forte, physiquement et mentalement, même si j’ai encore du travail à faire sur moi, car je suis très exigeante envers moi-même.
Au-delà de la performance, vous donnez une dimension solidaire à votre projet. Qu’est-ce qui vous a conduit à vous mobiliser aux côtés de l’AFA et quel message souhaitez-vous adresser aux personnes concernées par une MICI, comme à celles qui découvrent encore ces maladies ?
Je suis bénévole à l’AFA et atteinte de la maladie de Crohn. Il me tient donc particulièrement à cœur de courir ce marathon pour soutenir les patients et l’association. C’est un défi personnel, mais aussi solidaire, et cela lui donne encore plus de sens.
Mes objectifs sont simples :
- Porter ma voix,
- Montrer qu’il est possible de réaliser ses objectifs, quels qu’ils soient,
- Lever les tabous autour des MICI.
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