Article afa magazine n°56 (extrait)
Effectivement, une étude sur DES RECHERCHES SUR DES BACTÉRIES FROMAGÈRES par l’Inra a été le point de départ et les travaux de Gwénaël Jan. .
Les travaux ont porté sur les bactéries propioniques, naturellement présentes dans le lait, et qui sont responsables des « trous » dans l’Emmental. Un autre laboratoire INRA a suivi la même démarche en ce qui concerne les bactéries lactiques, naturellement présentes dans le lait, et qui sont impliquée dans de nombreux produits laitiers (yaourt, fromages). Dans ces deux laboratoires, des propriétés de modulation du système immunitaire ont été révélées pour certaines bactéries lactiques et certaines bactéries propioniques du lait.»
À la suite de ces résultats, plusieurs fromages expérimentaux ont été réalisés avec différentes compositions en termes de bactéries propioniques et/ou lactiques. Ces fromages ont été testés sur des souris de laboratoire présentant une colite – inflammation du colon – provoquée pour l’étude.
Le troisième fromage réalisé est un « fromage de type Emmental associant la bactérie propionique nommée Propionibacterium freudenreichii, la bactérie lactique nommée Lactobacillus bulgaricus et la bactérie lactique nommée Streptococcus thermophilus ». Comme les précédents, ce troisième fromage expérimental protège les souris de laboratoire, vis-à-vis de la colite.
Mais sur une étude chez l’Homme, aucun résultat positif et significatif n’a été observé pour le moment. On sait uniquement que le fromage est bien toléré. En revanche, l’analyse du microbiote des patients de l’étude permettra sûrement de mieux comprendre les mécanismes et l’impact des bactéries contenues dans ce fromage expérimental.
De plus, il est important de préciser que l’objectif de ces études n’est pas de trouver un moyen de guérir les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Gwénaël Jan de l’INRA nous rappelle d’ailleurs que « ces travaux ouvrent des perspectives, à long terme, pour la mise au point d’aliments fermentés bons et fonctionnels, à l’attention de populations cibles, et en complément des traitements adéquats prescrits par les médecins. »
Enfin, « je n’ai jamais prétendu traiter quelque maladie que ce soit chez des humains. J’ai dit, et je répète, que ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives, dans le cadre de futures collaborations entre chercheurs et médecins. Des études précliniques et cliniques sont encore nécessaires pour déterminer si un aliment fermenté adapté peut améliorer l’efficacité de certains traitements. » conclut-il.
Vous pouvez retrouver l’article ici : https://fr.calameo.com/read/004080022254c0f4f2ac2?authid=DBX8CTWwdhrK
Cordialement,
Les modérateurs de l’afa